02 avr
2008
2008
SOUVENIR DU BATIMENT C
4
SOUVENIR VANILLE.
Je me souviens de nos rendez-vous nocturnes,
toujours après que les bâtiments aient fermé leurs paupières
et la lune, seul témoin de nos actes, ouvert les siennes
comme pour nous rappeler que rien n'est secret.
Ces soirs là j'en rêvais durant mes journées
je les désirais tout autant que je te désirais,
et comme les soirs précédents tu étais dans mes bras.
Nos corps enchaînés par nos désirs et notre éréthisme
n'étaient plus qu'un. Ma main dans ta main,
mes lèvres sur tes lèvres, ma langue explorant ta bouche
caressant et tes seins et ton corps au goût vanille,
mon coeur contre coeur, battant au rythme de mon effervescence
et notre respiration se hâtant anormalement: tu m'initiais au plaisir
charnel!
Sous ses draps où demeurait ton parfum je te conquérais,
Et de cette flamme de plaisir que nous faisions naître
jaillissait des heures d'ivresses ardentes, qui sur ton corps brûlant
s'écoulaient lentement puis cette frénésie s'éteignait avec nos baisers
et nos sourires et nos corps accablés se fanaient.
Pendant ce temps les draps dévoilaient notre furie nocturne
Aux murs, à la table, aux volets, aux fleurs, aux arbres
au vent, aux étoiles et même à Phoebé.
C'est elle qui ramène ce souvenir par un doux vent,
berceur mystérieux d'arbres et de fleurs,
où ton parfum vanille s'est accroché à jamais...
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02/04/2008 à 12:57:37

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