02 avr
2008
2008
SOUVENIRS DU BÂTIMENT C
1
Une fois la lune morte dans son cercueil de nuages
Cette chambre m’attire ; l’odeur de pomme cannelle
Qui s’y dégage me transporte près des rivages
Les plus frais avant de me livrer à la bonne Cybèle.
Quand j’y suis, je rencontre le Sommeil le plus doux,
Il effleure mes paupières de son souffle pur
Et léger pour que mon corps devenu mou,
Dérive sur cette mer bleu azur.
Mais cette chambre n’est rien sans cette fleur
Sa peau à la couleur et la douceur du chocolat
Et quand j’ose la toucher c’est avec la peur
De lui ôter sa douceur…Il ne faudrait pas !
J’aime quand mes doigts vagabonde dans ses cheveux
Embaumés de cet enivrant mélange de shampooing et d’huile de coco,
Cette tendre lueur qui apparaît dans ses yeux
Quand elle rit, puis disparaît sous ma peau.
Je prends cet indicible plaisir à faire tourner ses vanilles
Entre mes doigts froids ainsi j’oublie tout.
J’oublie même que j’ai aimé cette autre fille…
Je flotte sur cette mer noire avec mes désirs les plus fous
Mais avec cette fleur mes sentiments se confondent,
Il faut donc que je m’en sépare,
Avant que ce doux mal n’inonde
A nouveau mon cœur, je dresse un rempart.
Je m’éloigne mais mon oreiller à son odeur,
Je m’éloigne mais cette chambre m’attire,
Je m’éloigne pour protéger mon cœur,
Je m’éloigne pour que ma petite fleur respire !
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02/04/2008 à 12:49:10

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