02 avr
2008
2008
LE MIROIR
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J’ai aperçu à travers ce miroir
l’ombre d’un miroir qui avait perdu espoir.
Une ombre transparente (différente des autres)
vide et sans forme, elle cherchait son maître :
Un homme pour qui la vie n’avait plus de sens,
un fantôme qui errait sans but à la recherche d’une présence.
Parfois il se demande, devant ce miroir, s’il a une vie…
Il y a trop de chose qu’il aimerait dire, lui, l’enfant de la nuit
Mais il se tait et les laisse imaginer sa vie :
Hier un petit coquin, demain un sentimental sans amis
et aujourd’hui il est là avec tous ces mystères.
Un coffre fermé, un homme dans son univers.
Il aimerait les aider mais il ne se sait plus pourquoi il est si mystérieux,
pourquoi il ne peu pas être près d’eux.
A travers ce miroir, il connaît ce qu’ils voudraient tous savoir,
ce qui ce cache et qu’ils attendent de voir !
Il a essayé mais n’a pas pu changer,
il est resté calme et mystérieux comme un étranger.
Seul face à ce miroir il change ses peines en joie, la haine en amour,
ce qui fait souffrir n’existe plus ; aimer hier, aujourd’hui, demain et toujours.
C’est le miroir des rêves, de ceux qui ont cessé de croire,
des hommes sans ombres, comme cet homme du soir
qui cherche à voir au-delà des visages et à parler au cœur.
Lui, quand il sortira de devant ce miroir il y laissera l’image de son cœur
incompris, à qui personne n’a adressé la parole,
de ce cœur qui bat et ne joue plus son rôle.
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02/04/2008 à 12:47:38

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