02 avr
2008
2008
TABLEAU D'UNE VIE
Un mur blanc, propre et un tableau. Une vie, la mienne.
J’y trouve un tas de couleurs mais aucune ne conviennent.
J’y trouve un tas de couleurs mais aucune ne conviennent.
Certaines n’y sont pas ou disparaissent
Comme celles de l’amour et de la tendresse.
D’autres sont floues ou absentes
Comme l’amitié et la confiance ; d’autres sont permanentes
Comme la peine, la tristesse et la souffrance,
Et d’autres comme la joie, l’espérance
D’un grand A et d’une vie sans déception,
Sont cachées par les couleurs du rêve et de l’illusion.
Ce tableau est seul dans un coin de ce mur blanc,
Parfois une ou deux personnes le regarde très brièvement,
Sans doute par pitié ou par curiosité.
Il arrive qu’une d’elles s’y attache mais par nécessité.
Hélas elle n’a pas compris que ce tableau doit être compris
Et aimer, qu’il faille découvrir ce qui est tapis en lui…
Mais personne n’a le temps de chercher et de comprendre
Le tableau d’une vie dont j’ai tant de chose à apprendre.
Ce tableau d’une vie, qui aurait pu être la tienne, pleure
Et personne ne voit que sur ce mur il se meurt.
Aujourd’hui, ce tableau est toujours seul sur ce mur blanc,
Seul dans un coin de ce triste mur blanc
Désormais plein de toile d’araignées.
Mais la porte qui y donne accès est condamnée,
Parfois on peut l’entendre pleuré. Pourquoi ? Je ne m’en souviens pas,
Personne ne sait, car personne n’a su trouver les couleurs qui n’allaient pas.
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02/04/2008 à 12:34:00


