2008
AVEC LE TEMPS.
« Seul sur mon banc le regard fixe les cheveux blancs,
J’ai ausculté le temps aux yeux des gens indifférents. »
Et j’ai une nouvelle fois vu ma vie traverser cette rue
Que nous avions parcouru quand poussée par le désir sa tendresse
]m’apparu.
Je revois tout ce qui s’y est passé comme si rien n’avait cessé,
L’ivresse de nos corps enlacés, cette main sur le point d’être caressé…
Sur le trottoir d’en face, une histoire s’efface
Et laisse place à des sentiments tenaces.
Le parfum d’un homme sage parcourt souvent ces beaux paysages,
Il regarde sans cesse ces nuages afin de retrouver un visage.
Dans sa main il tient un livre : Laissez moi vivre.
Son cœur vide et ivre attend qu’elle le délivre.
Parfois il ferme les yeux et rêve qu’ils sont tous les deux,
Qu’ils voyagent vers ces lieux où l’amour est précieux.
Il les ferme aussi pour fuir la réalité car il est seul, elle l’a quitté
Sans lui dire la vérité sur ce qu’ils n’ont pas su éviter.
Seul sur mon lit de mort, le regard absent, je la revois encore,
Car cette énergie plus précieuse que l’or, parcourt toujours mon corps
Et ajoute quelques heures à cette vie, que je ne vis plus depuis
Qu’elle est partie. Elle a pris, je n’ai rien di ;
Elle est entrée, elle m’a conquît puis est sortie.
Je sens arriver la fin : cette lumière dans mon cœur s’éteint,
Je lui tends la main et je lui dis reviens !
Mais elle est trop loin…elle n’entend rien.
Je vois la mort qui approche, mon heure est proche
Alors je pose ma main sur ma gauche et à son souvenir je m’accroche
En espérant qu’elle soit heureuse loin de moi qui l’ai trop aimé autrefois,
Quand il avait foi en cet amour dont ils ont été les proies
Celui qui l’aimera jusqu’à la fin, jusqu’à qu’il l’oubli enfin
Et retrouve ce chemin où l’amour et le « bonheur » se tiennent par la main.


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02/04/2008 à 12:12:09


