2008
LES GLANEUSES.
Au fond, je vois des tas de pyramides jaunes,
Un jaune vert qui parfois se mêle à la terre.
C’est sur ce vaste champ qu’avait glané leur mère
Qu’elles ont vu cette mer roulante et sans borne :
La mer de céréales. La couleur du champ
Semble déteindre sur le ciel, sur les habits
Et le visage de ces femmes du printemps,
Saison de la moisson. « Honneur aux nus épis ! »
Sur ce vaste champ d’or, j’aperçois des glaneuses,
Elles sont trois et tiennent chacune une glane.
Parfois, la terre engloutie leur main travailleuse
Tandis que l’odeur de l’or nu et tendre plane.
Au fond, je suis un glaneur, peut-être le roi !
Ce vaste champ jaune représente mon cœur,
Et ces grains d’or dans ma main, l’amour qui se meurt
Et se récolte encore quand je pense à toi.


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02/04/2008 à 12:07:17


